Art

Mardi 14 décembre 2010 2 14 /12 /Déc /2010 12:56

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Beaucoup connaissent mon admiration pour l’œuvre de Kijno dont chaque tableau me propose toujours autant d’émotion que d’interrogations…Artiste inclassable…
Je ne veux pas en exclure bien sûr, toute ma tendresse pour cet artiste qui à chaque fois que nous avons pu converser, a su au travers de quelques paroles m’insuffler un peu de sa formidable énergie et me conforter dans mes convictions sur l’Art dont il est et restera l’une des plus grandes figures contemporaines !

Je souhaitais vous parler dans ce billet de la donation de 16 œuvres magnifiques qu’il a faite au mois de novembre à  la Ville de Noeux les Mines dans le pas de calais.

 

« Pour la petite histoire » qui prouve que Ladislas Kijno est un fidèle : c’est tout gosse qu’il arriva, en 1925, de Pologne dans cette petite ville au cœur des mines dans les bras de son père, Joseph Kijno, premier prix de violon au conservatoire de Varsovie. Patriote polonais, Joseph Kijno avait été déporté en Sibérie après la révolution de 1905 et s'était évadé. Il décida d'émigrer en France avec sa famille. Dans la journée, il travaillait à la mine comme employé, puis le soir, à peine arrivé dans la maison, il mettait un costume sombre et se mettait à jouer. Il donnait des cours de musique aux gosses de la rue et  on l'appelait « monsieur Joseph » …
Cette enfance « au cœur du charbon », Ladislas Kijno ne l’a jamais oubliée, (jamais reniée non plus). Ses engagements pour «  la classes ouvrière » en sont sans doute la conséquence, sa soif d’apprendre (il étudiera la philosophie) et de créer en sont bien sûr la volonté de dépasser cette léthargie qui risque de vous envelopper définitivement dans une vie où peu à cette époque ont su dépasser les frontières de ces corons…

Pour parler donc de cette superbe donation, j’ai finalement opté pour la reproduction intégrale du très bel article qu’à écrit Bruno Vouters dans La voix du Nord de ce dimanche qui porte un bel hommage à la générosité de Kijno.
Et là, je veux parler non seulement de sa générosité d’avoir offert à cette petite ville de Noeux les Mines ces16 oeuvres, mais aussi de sa générosité intellectuelle qui est sans doute la principale qualité de cet immense artiste !

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Voici donc cet article :

  


Ladislas Kijno a bonne mémoire... et Noeux-les-Mines où il a grandi a bien de la chance !

  

Seize oeuvres magnifiques qui jalonnent un parcours aventureux : c'est le cadeau de Ladislas Kijno à la commune où il a grandi, Noeux-les-Mines... Soulignera-t-on jamais assez le destin hors du commun de celui qui a bousculé les frontières de la peinture en inventant le papier froissé ou en utilisant la projection glycérophtalique ? ...

 Un père violoniste déporté de Sibérie au début du siècle et débarqué dans le bassin minier en 1925 après un passage à Liège. Une enfance marquée par l'univers de la fosse et la musique. Une jeunesse sous le signe de l'apprentissage de la philosophie et de la résistance qui débouche sur une tuberculose soignée au plateau d'Assy, près du Mont-Blanc... Un grand feu pour brûler les premiers écrits et la décision de pratiquer un art « qui n'est pas une esthétique, mais une façon de prier »... 
 
Spéléologie mentale

 


À Assy, Kijno peint une cène pour la crypte de l'église où figurent des oeuvres signées Matisse, Léger, Braque ou Rouault. À Antibes puis Paris, Ladislas Kijno a croisé les plus grands : Pablo Picasso, Germaine Richier, Édouard Pignon... Mais il a surtout creusé un sillon très personnel fait de galets, d'écritures blanches, de flèches, de formes ovoïdes, de cavaliers et de bouddhas, d'icônes planétaires et de compositions poétiques. Sa formule favorite ? « Spéléologie mentale. »

 Sa phrase emblématique ? « Malraux avait tort : la culture n'est pas un supplément d'âme, c'est l'âme tout court ! » Et Kijno, qui n'en manque pas, vient donc d'offrir à Noeux-les-Mines un hommage à Charlie Parker aussi bien que des oeuvres issues d'un voyage en Chine, d'une méditation sur le Japon ou d'expérimentations décisives dans la forme, la couleur, le rythme ou l'espace.
Cet ensemble (après un premier don de 2007 : hommage à Mozart et triptyque sur Saint-Exupéry) restera-t-il définitivement dans la salle de délibérations de la communauté de communes ? Même si la présentation est fort soignée, on rêve d'un lieu qui, à deux pas du Louvre-Lens, pourrait devenir emblématique.

 Après l'échec de la donation Pignon (natif de Bully-les-Mines, ayant grandi à Marles-les-Mines) comment ne pas espérer que la reconversion d'un site fasse place à la création régionale ? Dans ce secteur on ressent aussi les ondes de Lesage ou Crépin, figures de proue de l'art brut ! •

BRUNO VOUTERS

 

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               Lucien Wasselin qui a expliqué l'oeuvre de kijno lors de l'inauguration.                

 

 Les oeuvres sont visibles à l'hôtel communautaire, rue Léon-Blum, du lundi au vendredi de 15 h à 17 h 30, le premier dimanche de chaque mois de 15 h à 17 h 30. Des visites guidées sont proposées avec projection d'un film très réussi (tarif : 3 euros).
Rens. : 03 21 54 78 00

 

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Par Christian Paindavoine - Publié dans : Art
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Mercredi 1 décembre 2010 3 01 /12 /Déc /2010 19:40

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                               KIJNO

Une idée fort sympathique pour les fêtes de fin d’année proposée par la Galerie Dorval à Lille…

Loin des traditionnels cadeaux, pourquoi ne pas offrir une œuvre d’art qui au-delà du fait qu’elle continuera à prendre de la valeur au fil du temps, restera un plaisir de tous les jours pour les yeux et ornera fièrement votre intérieur !

Caroline et Régis Dorval ont sélectionné à cette occasion  une cinquantaine de tableaux de petits et moyens formats, certes, mais dont les auteurs sont tous de grands maîtres de l’Art Moderne !
Je pense à BRYEN, CLAISSE, DODEIGNE, ERRO, GODON, GRISOR, HERBIN, KIJNO, LE CLOAREC, LIOT, MONORY, PIGNON, UBAC, WESSELMAN …

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                                           MONORY


Une belle œuvre d’art, ne se juge pas en fonction de son format : paradoxalement, certaines œuvres de petit format ont plus de valeur que des grands formats, sous réserve bien entendu, de la qualité de celles-ci…

J’ai eu la primeur, (et oui..) de les découvrir en avant première, et je prétends que certaines d’entre elles sont de « très belle facture » !

Je trouve même que ces formats toujours bien encadrés sont de véritables bijoux et augmentent peut-être toute la subtilité de la création, tant l’œil se concentre sur l’œuvre !

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                                     LAGAGE

 


PETITS FORMATS DE NOEL
« Valeurs sûres »
Du 2 décembre 2010 au 8 janvier 2011
Galerie Dorval
27 boulevard Liberté Lille

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Par Christian Paindavoine - Publié dans : Art
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Vendredi 15 octobre 2010 5 15 /10 /Oct /2010 15:27

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De toutes les expositions que j’ai organisées au travers de la Fondation Demeures du Nord, c’est celle qui me laisse le souvenir le plus intense !

Je savais que d’exposer ce grand Maître américain de l’abstraction lyrique avec l'aide immense de Régis Dorval, déclencherait pour tous publics la découverte d’une œuvre tellement chargée d'émotions qu’on ne peut jamais l’oublier !

Plus de 40 000 visiteurs s’y sont rendus, (petits et grands), soit plus de 700 visiteurs jours, ce qui en constitue l’un des plus grands succès de ce début de siècle pour une expo Lilloise   !

J’ai beaucoup de reconnaissance pour Paul Jenkins et son épouse Suzanne Donnelly Jenkins qui m’ont permis d’offrir au public dans le cadre prestigieux du Palais des Beaux Arts, l’exposition d’œuvres majeures dans des formats exceptionnels… Qu’ils en soient encore remerciés !

C’est pour moi un anniversaire que ces 5 ans [ Dieu, que le temps passe vite] et je voudrais à nouveau rendre hommage à cette immense artiste sur ce blog cette fois, tout d’abord en vous livrant tout d’abord la préface que j’avais écrite dans le magnifique catalogue de l’exposition (dont les 5000 exemplaires avaient été épuisés bien avant la fin), puis en vous présentant ensuite la vidéo officielle de cette expo qui avait été exécutée par Bajou.

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« L’œuvre de Paul Jenkins est unique. 

Le temps continuera à confirmer cette immense vérité, qui transparaît autant dans son itinéraire que dans le jaillissement de sa peinture ! Déjà présenté dans les plus grands musées du monde, Paul Jenkins est un très grand artiste de notre temps et j’affirme qu’il mérite cette place de choix auprès des plus grands maîtres de l’art moderne qu’il fréquenta et qui devinrent de véritables mythes après leur mort : Pollock, Rothko, Motherwell, Kline, Tobey, De Kooning…
Avec eux il a participé à la formidable émergence de la peinture américaine marquée par l’Ecole de New York, qui apporta une nouvelle dynamique à la peinture moderne et  sut peut-être en briser les derniers tabous.
Plus encore, partagé à partir de 1953 entre son atelier de New York et celui de Paris, il démontra par son engagement auprès de Dubuffet, Pierre Restany et Michel Tapié (l’Art Autre), que l’art se doit d’être regardé de manière universelle.

A 82 ans, ce grand artiste de l’expressionnisme gestuel abstrait triomphe encore par la fougue qu’il retranscrit sur ses toiles, ne sacrifiant rien de son honnêteté. La foi qu’il possède en son art lui a toujours fait ignorer toute notion de carrière, (mot qu’il déteste), pour ne se consacrer qu’à ses expériences et à ses recherches sur la couleur, la matière et le geste.
Jenkins est un lyrique. Et en cela, il est un poète. Assez pour nous inventer un autre monde, son propre monde, celui que la nature n’avait pas inventé. Et pour atteindre ce dessein, il se sert  du plus bel « outil » que lui ai donné cette même nature : la lumière et les couleurs qui en sont issues. Car tout en mettant en pratique toute la maîtrise du geste dont il a le don, Paul Jenkins a longtemps étudié, le travail de Goethe  sur les variations de la couleur à travers le prisme. Il y a sans doute découvert, dans ses accords, ses brisures, ses intensités et sa luminosité,  le moyen d’assouvir ce désir de pureté et de clarté qu’il possède en lui.

Paul Jenkins, grand voyageur, se trouve au carrefour des cultures occidentales et orientales. Cette dernière lui a sans doute apporté la notion  de co-existence des forces Zen : forme et matière, hasard et détermination, couleurs opaques et transparentes, feu et glace, rouge et bleu nuit, violence et volupté. L’occident et particulièrement le sud de la France où il a souvent séjourné ont peut être réchauffé  ses œuvres de cette lumière « méditerranéenne », contribuant à cette fluidité et cette émotion qui invite à la contemplation. Jenkins aime les contradictions, mais en maîtrise les énergies. Instigateur de cet état émotionnel  il nous transmet, sans rien se refuser de la couleur, une peinture euphorique, tant qu’elle ne peut provenir que d’une abstraction mystique.

Je ne souhaite pas expliquer le non explicable  de la peinture de Paul Jenkins. Seulement m’intéresser à ce qui a été engendré sur la toile et laisser mes émotions et mon imagination y voyager…Le discours de Jenkins est trop secret et tellement complexe ! Il n’appartient qu’à lui. Vouloir dépasser la nature relève d’une spiritualité trop intense pour que le spectateur  en perçoive  toute la substance, et la seule chose que je puisse oser affirmer ici, c’est que cette aventure intérieure de Jenkins est parfaitement réalisée au travers de la structure de ses toiles et de la couleur. Le geste ample et sûr qui s’y devine est aussi la preuve d’une sérénité qui démontre combien il maîtrise ce monde. Son monde.
Car même si l’on s’est familiarisé à l’univers d’un tel artiste, on ne peut pas pour autant en juger ou tout expliquer ; tout juste peut-on en parler.

Parlons donc simplement de l’œuvre de Paul Jenkins ! Une forme poétique en émerge dans un flot de couleurs souvent empâtées. Plus que tout autre, il ose la couleur.   Est- ce de la lave ici ? Sont-ce des voiles là ? Et ces formes blanches qui se découpent dans le tableau, sont elles des morceaux de glace ? Peu importe,  l’œil regarde ce qu’il y voit mais le cœur en reçoit toute l’émotion.
Violence, remous, tumultes, jaillissements, caractérisent la première impression. Elle nous conduit presque au paroxysme.
L'expérience de l'artiste, ses connaissances et sa philosophie le guident dans sa composition pour la rendre évidente par la conscience plastique et l’émotion esthétique. Car l’œuvre est bien le fruit d’une maîtrise du projet  au travers du geste savamment retenu.
Sa magnificence n’est que l’impression première. Il nous faudra au-delà de cette perception de longs moments de concentration pour en comprendre le pourquoi de cette  énergie, et en percevoir une infime parcelle de sa spiritualité.

En tout cela l’œuvre de Paul Jenkins est une  œuvre unique. »

 

 

www.pauljenkins2005.com

www.pauljenkins.net

 

 

 

Par Christian Paindavoine - Publié dans : Art
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Mercredi 29 septembre 2010 3 29 /09 /Sep /2010 12:05

Impossible de dissimuler mon intérêt et mon admiration permanente pour cette Galerie d’Art souvent considérée, à juste titre, comme l’une des plus professionnelles de France en terme d’Art Moderne d’après-guerre !

Chacune des expositions organisées par Caroline et Régis Dorval est à elle seule un évènement pour la richesse des œuvres présentées et la rigueur affichée dans le choix de celles-ci et la qualité de l’accrochage.

Cette fois c’est une double exposition qui va nous permettre de revisiter une facette importante de l’œuvre de Hans Hartung (1905-1989) – monument de l’abstraction lyrique auprès de Soulages et Schneider – et découvrir avec bonheur les sculptures étonnamment puissantes  de David Bresard.

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C’est au travers d’œuvres graphiques issues de collections privées que l’œuvre de Hartung sera richement présentée, puisque cette exposition concerne particulièrement les années 61 à 74… Certainement les années les plus importantes d’une œuvre essentielle de l’après-guerre qui participa à libérer définitivement l’Art de ses tabous !

C’est enfin à mon avis, l’occasion de pouvoir s’offrir une œuvre de cet immense artiste présent dans les plus grands musées du monde, au travers de gravures et lithographies originales ou de dessins et pastels gras…

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L’espace de cette exposition sera occupé par les sculptures de David Bresard. Une œuvre singulière et forte qui dégage au-delà de son expression, beaucoup de sensibilité. 

David Bresard a été fortement encouragé dans sa démarche artistique par son célèbre grand-père, Eugène Dodeigne, certainement l’un des plus importants sculpteurs au monde qui a toute sa vie, livré un corps à corps avec la matière pour nous livrer une œuvre monumentale !

C’est une chance pour ce jeune sculpteur d’avoir reçu le soutien d’un tel artiste pour nous présenter enfin son travail – mélange savant de ciment blanc, de sable de la Cote d'Opale et de résine.

J’imagine ainsi sa joie et son excitation de pouvoir être exposée dans cette Galerie qui a présenté « les plus grands »  depuis des décennies et d’accompagner aujourd’hui une œuvre aussi importante que celle de Hans Hartung !


HANS HARTUNG : Œuvres graphiques
DAVID BRESARD : Sculptures

Du 30 septembre au 30 octobre
GALERIE DORVAL
27 boulevard de la Liberté LILLE
Du mardi au samedi de 11h à 12h30 et de 15h à 19h

Par Christian Paindavoine - Publié dans : Art
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Mardi 14 septembre 2010 2 14 /09 /Sep /2010 13:31

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Personnellement, cette exposition de Takashi Murakami au Château de Versailles ne me dérange guère ! Bien au contraire !

Fi des milliers de protestations publiées dans les réseaux sociaux, des pétitions et même des menaces de procès !..

Le célèbre artiste contemporain japonais investit à partir de ce jour les grands appartements du château, la Galerie des Glaces et les jardins en y installant 22 œuvres inspirées des Mangas… Déjà Jeff Koons y avait créé la polémique en 2007 !

Ce n’est pas pour moi un manque de respect vis-à-vis de ce monument. Bien au contraire !
La rencontre du contemporain avec le classicisme est souvent un mariage heureux qui dynamise aussi bien l’un et l’autre ; 2 mondes qui se respectent…

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Moi-même,  pour les expositions d’art moderne de La Fondation Demeures du Nord, j’ai toujours souhaité des lieux d’exposition qui soient intégrés dans de prestigieux  bâtiments anciens de notre patrimoine :  Expositions Collections Particulières puis Vasarely au Palais Rihour, Paul Jenkins au Palais des Beaux Arts, et enfin La Figuration Narrative à l’Hospice Comtesse…
Aucune d’entre-elles n’a choqué le public ! Bien au contraire, beaucoup m’ont confié que le mariage de l’art moderne avec des lieux classiques permettait au public la visite d’une belle exposition, mais aussi la revisite de lieux incontournables de l’histoire de notre ville.

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On n’a rien détruit à Versailles, rien remplacé ! Tout juste s'est-on permis d’y installer quelques œuvres monumentales, comme pour nous rappeler que s’il y eut bien une jolie dose de « folie » dans la construction de ce Château, il en existe encore d’autres aujourd’hui, , au travers de telles expositions. Rien de volontairement choquant dans cette démarche : 2 époques qui se rencontrent à plus de 3 siècles de distance.
Aux dorures extravagantes de Versailles  Takashi Murakami répond avec son univers coloré dans l’esprit « Kawaii » (enfantin en japonais).

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Un bien bel écrin pour ces œuvres parfois dérangeantes !

J’ai lu que Louis XIV au soir de sa vie aurait proclamé en parlant de ses appartements dont il souhaitait la réfection : « Le Roi veut de l’enfance partout ! »

Quelques 300 années plus tard, son vœu est enfin exaucé !

Takashi Murakami à Versailles : prix compris dans le billet des Grands Appartements et Galerie des Glaces. 15 euros. Gratuit pour les moins de 25 ans.

www.chateauversailles.fr

Par Christian Paindavoine - Publié dans : Art
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