JONONE « STREET ARTEUR » EXPOSE A LILLE …



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Il existe des coups de foudres… en Art aussi !

S’il est vrai que ma passion me porte régulièrement sur des œuvres d’après-guerre, je trouve très rafraichissant
que de découvrir parfois un jeune artiste en activité, très représentatif de notre époque !

Une peinture tout d’abord rencontrée au salon Art Fair à Lille au printemps 2011, une œuvre très gestuelle et
dynamique dont la liberté provient essentiellement du monde du « graff ».

Une autre en provenance de la collection de l’un de mes clients qui saura se reconnaître… Cette fois j’y reçois
la conviction, face à un tableau d’une grande maitrise et d’une qualité innée dans la construction, que cet artiste est particulièrement intéressant ! 

Son succès à présent international le confirme d’ailleurs…

Cet artiste new-yorkais de tout juste 48 ans,  me fait penser peut-être plus encore à un expressionniste
abstrait qu’un « graffeur » ! Ou a-t’il tout simplement inventé une nouvelle forme d’art qu’il appelle lui-même avec malice « la peinture graffiti expressionniste abstrait » ?


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En tout cas on y découvre sans aucune volonté d’une quelconque ressemblance, des œuvres qui rejoignent souvent
la pertinence et le talent d’artistes qui furent pionniers de l’abstraction lyrique comme Marc Tobey et Jackson Pollock aux Etats-Unis, ou encore en France l’extraordinaire Jean-Paul Riopelle de
l’école de Paris ! Tout au moins et plus modestement Jonone a rejoint avec bonheur une peinture faite de joie et d’instinct. Celle dont l’âme en est la seule inspiration !

C’est un graffeur? Un expressioniste abstrait des “temps modernes”? A vous de juger!


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Une belle exposition qui ne fermera pas ses portes avant le 28 janvier 2012 !

NEW SQUARE GALLERY
40, rue Voltaire
59000 Lille
+33 3 20 12 09 00

 

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ARTHUR DORVAL: CET ARTISTE PEUT DEVENIR GRAND …

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Depuis que j’ai créé la Fondation Demeures du Nord, je suis régulièrement sollicité par de jeunes artistes qui
me montrent leurs œuvres. Je les reçois toujours avec plaisir. Avec gêne parfois lorsque je constate un travail peu abouti, faible et sans cette magie qui caractérise les bons tableaux

Certainement que le privilège de posséder quelques toiles de qualité et d’avoir tant fréquenté les galeries, les
expos et les musées, m’ont éduqué l’œil vers un jugement qui se veut au fil des ans de plus en plus exigent, plus critique, moins tolérant.

J’ai mes convictions.

L’Art doit déclencher un choc, une émotion. C’est sa raison d’exister. Un bon tableau ne doit pas « faire penser
à … » Il doit offrir un nouvelle alternative à une histoire de l’art moderne où tant de choses ont été « inventées » depuis les révolutions du Fauvisme et de l’impressionnisme, puis plus tard, du
cubisme et de l’abstraction. L’Art moderne se veut contemporain par le seul fait qu’il n’est plus la représentation de la nature au sens large du terme, mais le fruit d’une énergie intérieure qui
pousse l’artiste à inventer des formes et des couleurs tout comme un compositeur de musique pose une à une sur sa partition, les notes de la musique qu’il aura imaginé comme une sorte de
nécessité intérieure…

 

 Vasarely, a très
bien illustré cette notion en déclarant dans ses « notes pour un manifeste » :

« L’art est artificiel et point naturel, créer ce n’est pas imiter la nature, mais égaler
celle-ci,

 et même la dépasser par une invention dont seul l’homme est capable parmi les vivants. »


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Ce jeune artiste dont je souhaite parler ici et dont j’ai découvert le travail avec stupeur il y a tout juste
quelques semaines, possède incontestablement ces qualités dont je parle plus haut. Il s’appelle Arthur Dorval.

Enfant de l’abstraction géométrique, il manie avec une science extrême l’art de faire éclater le sujet et de
créer des compositions rigoureuses où les formes fermées répondent aux formes ouvertes. Fières sculptures peintes comme en apesanteur sur un espace blanc. L’imagination est grande et lui offre
d’innombrables possibilités de composition. Il n’en abuse pas en restant sur l’idée que cette forme d’art doit s’aborder avec discipline. Rigueur. Cette rigueur qu’il ose aussi intégrer par le
choix singulier de couleurs souvent primaires dont il joue sur de simples oppositions Noir/Vert, Jaune/Bleu, Rouge/bleu ou sur la force de la couleur unique. Arthur ose. Il pose ici l’élégance de
la couleur pondérée, celle qui laisse la priorité à la forme. Couleurs qu’il applique sur la toile dans des aplats absolument parfaits !


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Cette œuvre possède déjà une maturité et une identité rare. Elle ne ressemble à aucune autre. C’est aussi et
peut-être l’une de ses plus grandes qualités ! On reconnaît un tableau de Picasso sans en regarder la signature, pareil pour un Matisse, un Kijno ou un Herbin. Vous reconnaitrez toujours une
œuvre d’Arthur Dorval. C’est une certitude !

Ses compositions qu’il a intitulé « Eclosions Géométriques » sont exposées actuellement au restaurant Le
Porthos, 53 rue de la Monnaie à Lille, jusqu’au 15 février. Je veux bien parier qu’elles s’exposeront vite dans de grandes galeries !

A vous peut-être de profiter d’un prix -dont ces œuvres mériteraient bien mieux- qui avoisine je crois 750 ou
800 euros (avec encadrement)  pour un format de 1M X 0.80M! Un bon moyen pour illuminer un mur d’une œuvre de grande qualité qui prendra de la valeur au fil des ans…

Moi-même, j’ai craqué immédiatement sur 2 d’entre elles. Elles trônent fièrement auprès d’autres œuvres depuis
longtemps « confirmées »… Sans complexes !


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ARTHUR DORVAL “Eclosions géométriques”

Le Porthos, 53 rue de la Monnaie à Lille, jusqu’au 15 février.

 

COUPS DE COEUR POUR LE XXEME SIECLE …



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Une exposition de groupe est certainement bien plus périlleuse
que l’exposition d’un seul artiste.

Elle peut toutefois, si elle répond à des « règles » de choix, de qualité intrinsèque de chacune des œuvres et
surtout d’excellence dans la rigueur de l’accrochage, présenter un ensemble unique de richesse et de rareté…

 
Rien d’étonnant à ce que Caroline et Régis DORVAL présentent en ces temps de Fêtes leurs coups de cœurs au
travers d’une collection patiemment réunie durant plus d’un an, et issue essentiellement des années importantes (l’Ecole de Paris ) qui ont suivi la fin de la seconde guerre mondiale .

Ils en sont les spécialistes reconnus, les experts souvent consultés par les amateurs d’art moderne dont
moi-même je suis passionné avec excès !

« Plein de bonheur » comme emploie souvent ce terme Caroline Dorval !
Bonheur de pouvoir admirer et pour certains privilégiés d’acquérir des chefs d’œuvres aussi importants que
Lanskoy et Vasarely… Bonheur de découvrir ou redécouvrir des œuvres d’artistes essentiels comme Tal Coat, Ubac, Dodeigne et d’admirer un exceptionnel papier marouflé de Kijno réalisé en
1961… et comme un clin d’œil offrir au public un art plus contemporain comme un tableau d’Arthur (déjà présenté sur ce présent blog), Sam ou le célèbre Alain
Godon au travers de 2 pièces majeures !

VASARELY “DOM” 1967 – 46X23CM

Au fond, une trentaine de tableaux pour cette présentation exceptionnelle de leurs coups de cœur exposés
aujourd’hui jusqu’au 14 janvier 2012 dans la Galerie Dorval au 27 boulevard de la liberté à Lille.

 

GALERIE OUVERTE EXCEPTIONNELLEMENT CE DIMANCHE 18 DECEMBRE APRES-MIDI.

JENKINS AU PALAIS DES BEAUX-ARTS : 5 ANS DEJA …


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De toutes les expositions que j’ai organisées au travers de la Fondation Demeures du Nord, c’est celle qui me
laisse le souvenir le plus intense !

Je savais que d’exposer ce grand Maître américain de l’abstraction lyrique avec l’aide immense de Régis Dorval,
déclencherait pour tous publics la découverte d’une œuvre tellement chargée d’émotions qu’on ne peut jamais l’oublier !

Plus de 40 000 visiteurs s’y sont rendus, (petits et grands), soit plus de 700 visiteurs jours, ce qui en
constitue l’un des plus grands succès de ce début de siècle pour une expo Lilloise   !

J’ai beaucoup de reconnaissance pour Paul Jenkins et son épouse Suzanne Donnelly Jenkins qui m’ont permis
d’offrir au public dans le cadre prestigieux du Palais des Beaux Arts, l’exposition d’œuvres majeures dans des formats exceptionnels… Qu’ils en soient encore remerciés !

C’est pour moi un anniversaire que ces 5 ans [ Dieu, que le temps passe vite] et je voudrais à nouveau rendre
hommage à cette immense artiste sur ce blog cette fois, tout d’abord en vous livrant tout d’abord la préface que j’avais écrite dans le magnifique catalogue de l’exposition (dont les 5000
exemplaires avaient été épuisés bien avant la fin), puis en vous présentant ensuite la vidéo officielle de cette expo qui avait été exécutée par Bajou.


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 Christian Paindavoine et Paul Jenkins

« L’œuvre de Paul Jenkins est unique. 

Le temps continuera à confirmer cette immense vérité, qui transparaît autant dans son itinéraire que dans le
jaillissement de sa peinture ! Déjà présenté dans les plus grands musées du monde, Paul Jenkins est un très grand artiste de notre temps et j’affirme qu’il mérite cette place de choix auprès des
plus grands maîtres de l’art moderne qu’il fréquenta et qui devinrent de véritables mythes après leur mort : Pollock, Rothko, Motherwell, Kline, Tobey, De Kooning…

Avec eux il a participé à la formidable émergence de la peinture américaine marquée par l’Ecole de New York,
qui apporta une nouvelle dynamique à la peinture moderne et  sut peut-être en briser les derniers tabous.

Plus encore, partagé à partir de 1953 entre son atelier de New York et celui de Paris, il démontra par son
engagement auprès de Dubuffet, Pierre Restany et Michel Tapié (l’Art Autre), que l’art se doit d’être regardé de manière universelle.

A 82 ans, ce grand artiste de l’expressionnisme gestuel abstrait triomphe encore par la fougue qu’il
retranscrit sur ses toiles, ne sacrifiant rien de son honnêteté. La foi qu’il possède en son art lui a toujours fait ignorer toute notion de carrière, (mot qu’il déteste), pour ne se consacrer
qu’à ses expériences et à ses recherches sur la couleur, la matière et le geste.

Jenkins est un lyrique. Et en cela, il est un poète. Assez pour nous inventer un autre monde, son propre
monde, celui que la nature n’avait pas inventé. Et pour atteindre ce dessein, il se sert  du plus bel « outil » que lui ai donné cette même nature : la lumière et les couleurs qui en sont
issues. Car tout en mettant en pratique toute la maîtrise du geste dont il a le don, Paul Jenkins a longtemps étudié, le travail de Goethe  sur les variations de la couleur à travers le
prisme. Il y a sans doute découvert, dans ses accords, ses brisures, ses intensités et sa luminosité,  le moyen d’assouvir ce désir de pureté et de clarté qu’il possède en lui.

Paul Jenkins, grand voyageur, se trouve au carrefour des cultures occidentales et orientales. Cette dernière
lui a sans doute apporté la notion  de co-existence des forces Zen : forme et matière, hasard et détermination, couleurs opaques et transparentes, feu et glace, rouge et bleu nuit, violence
et volupté. L’occident et particulièrement le sud de la France où il a souvent séjourné ont peut être réchauffé  ses œuvres de cette lumière « méditerranéenne », contribuant à cette fluidité
et cette émotion qui invite à la contemplation. Jenkins aime les contradictions, mais en maîtrise les énergies. Instigateur de cet état émotionnel  il nous transmet, sans rien se refuser de
la couleur, une peinture euphorique, tant qu’elle ne peut provenir que d’une abstraction mystique.

Je ne souhaite pas expliquer le non explicable  de la peinture de Paul Jenkins. Seulement m’intéresser
à ce qui a été engendré sur la toile et laisser mes émotions et mon imagination y voyager…Le discours de Jenkins est trop secret et tellement complexe ! Il n’appartient qu’à lui. Vouloir dépasser
la nature relève d’une spiritualité trop intense pour que le spectateur  en perçoive  toute la substance, et la seule chose que je puisse oser affirmer ici, c’est que cette aventure
intérieure de Jenkins est parfaitement réalisée au travers de la structure de ses toiles et de la couleur. Le geste ample et sûr qui s’y devine est aussi la preuve d’une sérénité qui démontre
combien il maîtrise ce monde. Son monde.

Car même si l’on s’est familiarisé à l’univers d’un tel artiste, on ne peut pas pour autant en juger ou tout
expliquer ; tout juste peut-on en parler.

Parlons donc simplement de l’œuvre de Paul Jenkins ! Une forme poétique en émerge dans un flot de couleurs
souvent empâtées. Plus que tout autre, il ose la couleur.   Est- ce de la lave ici ? Sont-ce des voiles là ? Et ces formes blanches qui se découpent dans le tableau, sont elles des
morceaux de glace ? Peu importe,  l’œil regarde ce qu’il y voit mais le cœur en reçoit toute l’émotion.

Violence, remous, tumultes, jaillissements, caractérisent la première impression. Elle nous conduit presque
au paroxysme.

L’expérience de l’artiste, ses connaissances et sa philosophie le guident dans sa composition pour la rendre
évidente par la conscience plastique et l’émotion esthétique. Car l’œuvre est bien le fruit d’une maîtrise du projet  au travers du geste savamment retenu.

Sa magnificence n’est que l’impression première. Il nous faudra au-delà de cette perception de longs moments
de concentration pour en comprendre le pourquoi de cette  énergie, et en percevoir une infime parcelle de sa spiritualité.

En tout cela l’œuvre de Paul Jenkins est une  œuvre unique. »

 

 

www.pauljenkins2005.com

www.pauljenkins.net

 

 

 

DOUBLE EXPOSITION DE RENTREE A LA GALERIE DORVAL …

Impossible de dissimuler mon intérêt et mon admiration permanente pour cette Galerie d’Art souvent considérée, à
juste titre, comme l’une des plus professionnelles de France en terme d’Art Moderne d’après-guerre !

Chacune des expositions organisées par Caroline et Régis Dorval est à elle seule un évènement pour la richesse
des œuvres présentées et la rigueur affichée dans le choix de celles-ci et la qualité de l’accrochage.

Cette fois c’est une double exposition qui va nous permettre de revisiter une facette importante de l’œuvre de
Hans Hartung (1905-1989) – monument de l’abstraction lyrique auprès de Soulages et Schneider – et découvrir avec bonheur les sculptures étonnamment puissantes  de David Bresard.


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C’est au travers d’œuvres graphiques issues de collections privées que l’œuvre de Hartung sera richement
présentée, puisque cette exposition concerne particulièrement les années 61 à 74… Certainement les années les plus importantes d’une œuvre essentielle de l’après-guerre qui participa à libérer
définitivement l’Art de ses tabous !

C’est enfin à mon avis, l’occasion de pouvoir s’offrir une œuvre de cet immense artiste présent dans les plus
grands musées du monde, au travers de gravures et lithographies originales ou de dessins et pastels gras…


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L’espace de cette exposition sera occupé par les sculptures de David Bresard. Une œuvre singulière et forte qui
dégage au-delà de son expression, beaucoup de sensibilité. 

David Bresard a été fortement encouragé dans sa démarche artistique par son célèbre grand-père, Eugène Dodeigne,
certainement l’un des plus importants sculpteurs au monde qui a toute sa vie, livré un corps à corps avec la matière pour nous livrer une œuvre monumentale !

C’est une chance pour ce jeune sculpteur d’avoir reçu le soutien d’un tel artiste pour nous présenter enfin son
travail – mélange savant de ciment blanc, de sable de la Cote d’Opale et de résine.

J’imagine ainsi sa joie et son excitation de pouvoir être exposée dans cette Galerie qui a présenté « les plus
grands »  depuis des décennies et d’accompagner aujourd’hui une œuvre aussi importante que celle de Hans Hartung !


HANS HARTUNG : Œuvres graphiques
DAVID BRESARD : Sculptures

Du 30 septembre au 30 octobre
GALERIE DORVAL
27 boulevard de la Liberté LILLE
Du mardi au samedi de 11h à 12h30 et de 15h à 19h

VERSAILLES L’EXPO QUI DERANGE …


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Personnellement, cette exposition de Takashi Murakami au Château de Versailles ne me dérange guère ! Bien au
contraire !

Fi des milliers de protestations publiées dans les réseaux sociaux, des pétitions et même des menaces de procès
!..

Le célèbre artiste contemporain japonais investit à partir de ce jour les grands appartements du château, la
Galerie des Glaces et les jardins en y installant 22 œuvres inspirées des Mangas… Déjà Jeff Koons y avait créé la polémique en 2007 !

Ce n’est pas pour moi un manque de respect vis-à-vis de ce monument. Bien au contraire !
La rencontre du contemporain avec le classicisme est souvent un mariage heureux qui dynamise aussi bien l’un et
l’autre ; 2 mondes qui se respectent…


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Moi-même,  pour les expositions d’art moderne de La Fondation Demeures du Nord, j’ai toujours souhaité des
lieux d’exposition qui soient intégrés dans de prestigieux  bâtiments anciens de notre patrimoine :  Expositions Collections Particulières puis Vasarely au Palais Rihour, Paul Jenkins
au Palais des Beaux Arts, et enfin La Figuration Narrative à l’Hospice Comtesse…

Aucune d’entre-elles n’a choqué le public ! Bien au contraire, beaucoup m’ont confié que le mariage de l’art
moderne avec des lieux classiques permettait au public la visite d’une belle exposition, mais aussi la revisite de lieux incontournables de l’histoire de notre ville.


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On n’a rien détruit à Versailles, rien remplacé ! Tout juste s’est-on
permis
 d’y installer quelques œuvres monumentales, comme pour nous rappeler que s’il y eut bien une jolie dose de « folie » dans la construction de ce
Château, il en existe encore d’autres aujourd’hui, , au travers de telles expositions. Rien de volontairement choquant dans cette démarche : 2 époques qui se rencontrent à plus de 3 siècles de
distance.

Aux dorures extravagantes de Versailles  Takashi Murakami répond avec son univers coloré dans l’esprit «
Kawaii » (enfantin en japonais).


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Un bien bel écrin pour ces œuvres parfois dérangeantes !

J’ai lu que Louis XIV au soir de sa vie aurait proclamé en parlant de ses appartements dont il souhaitait la
réfection : « Le Roi veut de l’enfance partout ! »

Quelques 300 années plus tard, son vœu est enfin exaucé !

Takashi Murakami à Versailles : prix compris dans le billet des Grands Appartements et Galerie des Glaces. 15
euros. Gratuit pour les moins de 25 ans.

www.chateauversailles.fr

FESTIVAL DU TOUQUET 2010 : RETOUR SUR UN GRAND SUCCES…

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Après le succès inattendu de la première édition de 2009, il est intéressant de
constater que cette 2ème édition a largement dépassé les espérances des organisateurs !
Le magnifique temps de ce premier week-end de juillet n’empêcha pas les milliers de visiteurs de se rendre au Palais de l’Europe ou à l’Hôtel de Ville pour découvrir les quelques 300 œuvres
exposées par ces artistes inconnus … (voir mon blog du 28 juin 2010)

Pour le jury dont je fis partie, le choix du gagnant fut très difficile tant la
qualité des œuvres proposées fut en augmentation par rapport à l’édition précédente…


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Les 3 lauréats apparaitront tout prochainement sur le site
www.festivaldutouquet.com


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J’ai déjà donné mon accord pour que La Fondation Demeures du Nord soit à
nouveau  partenaire de l’édition 2011 !
Il y a tant d’envie de vouloir se faire connaître de la part de tous ces jeunes artistes,  tant d’espoir, et parfois tant de désarroi que l’action unique du Festival du Touquet deviendra je
le sais, une bouffée d’oxygène et d’espérance  pour ces créateurs.

Unique en France, cet évènement deviendra vite incontournable pour la jeune création
française et internationale !

Crédit Photos: Georges-Félix
Cohen

 

LE TOUQUET : LE RENDEZ-VOUS DES ARTISTES DE DEMAIN …


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Initié par le peintre sculpteur Alain Godon, et organisé avec le concours de la ville, le Festival du Touquet se tiendra les 3 et 4
juillet 2010.

 

La Fondation Demeures
du Nord a souhaité s’associer à cet évènement unique en France qui a pour vocation de révéler des artistes peintres méconnus en leur offrant l’accès durant ce week-end à 2 lieux
d’exposition : le Palais de l’Europe et l’Hôtel de Ville.

 

Ce Festival permettra en outre à trois artistes de se voir distinguer par un grand jury composé d’artistes, d’experts du marché de l’art et de personnalités du monde
culturel.

 J’aurai moi-même l’honneur de faire partie de ce jury qui récompensera le lauréat d’un chèque de 10 000 euros et d’un accrochage de ses œuvres dans une prestigieuse
galerie de New York !

 

Près de 600 participants sont attendus pour cette seconde édition qui avait obtenu un énorme succès en 2OO9 !

 

La gratuité du Festival du Touquet aura aussi été pour moi une bonne raison d’y adhérer. Car la Fondation Demeures du Nord, au travers de ses différentes actions et expositions,
a toujours prôné la gratuité afin de « Donner à Voir » !

Je souhaite donc que comme en 2009, cette édition fasse venir un très large public et lui fasse découvrir la richesse d’une jeune création en quête, si ce n’est de
reconnaissance, tout au moins d’attention !

 

Venez donc nombreux soutenir ces jeunes artistes !

 

Entrée gratuite pour tous les visiteurs.

 

www.festivaldutouquet.com

 

IL FAUT CONNAITRE LA VILLA CAVROIS …


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En plein cœur de la métropole il existe un chef
d’œuvre de l’architecture des années 30, appelé LA VILLA CAVROIS conçue par le célèbre architecte  Mallet Stevens et édifiée sur la commune de Croix en 1932. Il en réalisa même le mobilier
intérieur.


Cette villa fut réalisée pour un riche industriel qui
souhaitait que l’on soigne particulièrement ces différents éléments: “air, lumière, travail, sports, hygiène, confort et économie”.


Au sein du mouvement moderne, elle constitue un exemple singulier sur le rapport
entre architecture et décor. Construite en béton, elle est entièrement recouverte d’un parement de briques jaunes. Après une instance de classement prononcée 9 décembre de la même année, un
classement d’office en monument historique est décrété en 1990.

 

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Etat de la Villa Cavrois avant le début de la restauration


Des désaccords entre l’État et le propriétaire, sur le devenir de la villa et sur le
parti de restauration à choisir, conduisitt à un affrontement juridique . Pendant ce temps, le travail de dégradation réduit la villa à un état proche de la ruine : abandonnée, elle est offerte
au vandalisme, au pillage et le béton présente de graves signes d’altération. En 1998, les coûts de restauration sont estimés à 38,5 millions de francs.
Une association de sauvegarde mène parallèlement des actions de sensibilisation auprès de l’administration et du public afin que l’amnésie ne recouvre pas le sort, encore incertain, de cette
œuvre remarquable de l’architecture du XXe siècle.


L’État (Ministère de la Culture et de la Communication) a racheté l’édifice en 2001 et a engagé, depuis 2004, une première campagne de
travaux pour la restauration du gros œuvre (clos et couvert, terrasses, fenêtres…) et la restitution des volumes intérieurs d’origine.


Enfin !


Je dis bien enfin, car après avoir été squatté, pillé, saccagé, ce modèle unique de
l’architecture géométrique libre de toute référence locale, mais conçue plus comme une maison cadre de vie mérite de renaître au milieu de son parc pour conserver sa place de référence
architecturale.
Car ce sont bien des réalisations comme celle ci qui nous inspirent encore aujourd’hui lorsqu’on imagine nos Villas Géométriques. Car 80 années après, ce magnifique vaisseau de plus de 60 mêtres
de longueur étonne encore par sa faculté d’intégration, ses proportions et le rythme parfait de ses ouvertures.


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Il suffit de contempler ces images modélisées en 3 D par Thierry Dulieu,  pour
découvrir la pureté d’une architecture qui souligne l’horizontalité de la construction en multipliant les lignes parallèles au sol.


La superbe petite vidéo ci-dessous, réalisée par l’Ecole Supérieure d’Infographie Pole 3D a été
récompensée au Salon IMAGINA en 2009. Elle permet d’imaginer ce que sera ce superbe édifice enfin restauré !

 

 

UN TABLEAU DE QUALITE MUSEE EXPOSE A LILLE …

L’oeuvre est la création de “I’Esprit”, elle est l’aboutissement de l’activité intérieure de l’être pour
atteindre la “Vérité et la liberté”.

Auguste Herbin


Herbin germe1954

Il s’agit sans aucun doute de l’une des pièces maîtresse de l’exposition « VALEURS
SURES » organisée par la Galerie Dorval du 22 avril au 24 mai, où se croiseront des œuvres majeures de grands artistes de la peinture moderne originaires de notre région…


Ce magnifique tableau de HERBIN côtoiera des œuvres de CLAISSE, DODEIGNE, FREZIN, GRISOR, KIJNO ou PIGNON…


Cette huile sur toile de 1954 intitulée « Germe », est caractéristique de sa grande
période géométrique abstraite conçue en 1946 à partir d’un étonnant alphabet plastique qu’il inventa afin de donner le fondement de l’organisation de ses œuvres par  un système de
composition reposant sur la structure des lettres . (Dans son ouvrage “L’art non-figuratif non-objectif”, paru en 1949, Herbin présente cet aspect ainsi que ses théories des couleurs inspirées en
partie par la théorie des couleurs de Goethe.)


Le point de départ d’une œuvre est le mot, titre du tableau (Matin, Mal, Amour,
Pâques …). A chaque lettre de ce mot correspondra une forme, une couleur et un son.

Par exemple, pour une œuvre intitulée MATIN:

M: jaune de baryte; forme triangulaire; sonorité
mi.

A : rose. Cette couleur résultant de l’action des quatre forces
éthériques, le rose s’accompagnera d’une forme résultant de la combinaison des formes sphérique, triangulaire, hémisphérique et quadrangulaire. Correspondance musicale: do, ré, mi, fa, sol, la,
si.

T, bleu foncé violet i combinaison des formes hémisphériques et
quadrangulaire i la, sol, si.

I, orangé, combinaison des formes sphérique et triangulaire i
sonorité ré.

N, blanc; s’accompagne,de toutes les formes sonorité do, ré, mi,
fa, sol, la, si.

 

GERME est une œuvre fondamentale de l’œuvre d’HERBIN. Elle fut exposée l’année de sa
création au Musée des beaux arts de Liège, en 1955, au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris. Plus tard, ayant acquis le tableau, un collectionneur de Montréal le prêta au célèbre Muséum of
Fine Arts de Montréal ou ce tableau resta exposé durant trente ans !
Ce tableau est répertorié sous le N°969 du catalogue raisonné de Herbin, Les éditions du Grand Pont, Lausanne, et à La Bibliothèque des Arts, Paris).


Galerie Dorval
27 bd Liberté à Lille